Nouvelle année…


2026 : apprendre à recommencer

Il y a, dans le premier jour de janvier, quelque chose en suspend.
Comme si le monde retenait son souffle, en attendant que nous décidions dans quelle direction nous voulons avancer.

La nouvelle année n’est pas un carrefour, c’est un seuil. Un pas. Une porte entrouverte.

✨ Laisser le passé refermer ses pages

J’ai longtemps cru que l’année se terminait à minuit, dans l’éclat des feux d’artifice.
Puis j’ai compris qu’elle se termine dans le silence, dans le moment où l’on accepte ce qui a été, ce qui n’a pas été, et ce que l’on ne pourra plus changer. Dans l’instant présent.

J’ai laissé derrière moi mes attentes, mes regrets et les phrases que je ne me disais pas assez souvent : « Tu peux être fière de toi… tu as fait de ton mieux. »

✨Une année pour se choisir

Cette année, je ne prends pas de résolution. Je ne choisis pas les mots, mais les actes.

Des gestes minuscules mais essentiels : dérouler un tapis de yoga, entrer dans l’hiver en marchant, respirer avant de répondre, dire non quand mon corps dit non.

Je veux me consacrer à l’essentiel : me sentir vivante.

✨Avancer sans se précipiter

On nous demande souvent : Qu’est-ce que tu vas accomplir cette année ?
Alors qu’au fond, la vraie question pourrait être : De quoi veux-tu te souvenir au mois de décembre ?

D’un rire inattendu.
D’un sommet atteint au rythme de mes pas.
D’une baignade dans l’eau glacée de l’Aar, juste pour sentir que mon cœur savait encore battre vite.
D’une histoire écrite, ou peut-être seulement commencée.

Les choses précieuses ne s’annoncent pas ; elles se vivent.

✨Écrire comme façon d’habiter le monde

Pour moi, écrire demeure un acte de présence.
Chaque mot posé est une respiration pour embellir le monde et parfois, pour le traverser. Cette année, j’écrirai pour ne pas oublier. J’écrirai pour me souvenir de la femme que je deviens, de celle que je n’étais plus, et de celle que je n’ose pas encore être.

✨ Et les jours de pluie ?

Ils viendront, eux aussi.
Ils viendront poser leur poids sur les épaules, brouiller le ciel, assombrir les fenêtres.

Alors je me rappellerai notre phrase, celle qui m’accompagne d’un article à l’autre : Voyageur du réel ou de l’imaginaire, n’oublie pas les jours de pluie… qu’ailleurs le ciel est bleu.

Je ne souhaite pas que cette année soit parfaite. Je souhaite qu’elle soit pleine.

Pleine de lenteur, d’élans, de fatigue, de recommencements.
Pleine de ces instants où l’on se dit, sans témoin : Je suis vivante. Et c’est déjà beaucoup.

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